Crise de Ceuta : la justice espagnole enquête sur les circonstances de la migration massive, tandis que le Maroc poursuit 25 personnes en justice
منذ 7 ساعات
Rabat – Les répercussions de la récente crise migratoire à Ceuta se poursuivent, avec une nouvelle phase judiciaire et administrative engagée en Espagne et au Maroc. Les autorités espagnoles ont ouvert des enquêtes sur les circonstances de la vague de passages irréguliers, tandis que les autorités judiciaires marocaines ont engagé des poursuites contre plusieurs personnes soupçonnées d’avoir organisé ou facilité ces tentatives de migration.
Selon les derniers développements, la juge de l’Audience nationale espagnole, María Tardón, a demandé à la Garde civile de fournir des informations sur d’éventuels avertissements reçus avant le début de la crise. Elle a également réclamé un rapport détaillé sur les opérations de sauvetage, l’identité des personnes secourues, leur lieu de prise en charge, ainsi que des données concernant les décès enregistrés.
Auparavant, la magistrate avait chargé la Police nationale espagnole d’enquêter sur l’hypothèse de l’existence d’une organisation criminelle derrière les passages massifs vers Ceuta.
D’après les autorités espagnoles, environ 72 000 personnes sont entrées à Ceuta durant la crise. Près de 70 000 sont ensuite retournées au Maroc, tandis qu’environ 2 500 migrants demeurent dans l’enclave en attendant l’examen de leur situation administrative.
L’Espagne a également lancé une opération d’identification des migrants présents à Ceuta afin d’examiner leurs demandes d’asile et de statuer individuellement sur leur sort.
Le délégué du gouvernement espagnol à Ceuta, Miguel Ángel Pérez Triano, a indiqué que les ressortissants marocains dont les demandes d’asile seront rejetées feront l’objet d’une procédure de retour vers le Maroc. Il a également annoncé l’ouverture prochaine d’un Centre d’accueil temporaire pour étrangers (CATE) destiné à accélérer les procédures d’enregistrement et d’identification.
Parallèlement, Madrid a commencé à transférer une partie des migrants hébergés au Centre de séjour temporaire pour immigrés (CETI) vers d’autres régions d’Espagne afin de réduire la pression sur cette structure, qui accueille actuellement plus de 1 000 personnes pour une capacité de 512 places.
Du côté marocain, le ministère des Affaires étrangères avait indiqué avoir informé les autorités espagnoles, quelques jours avant la crise, des conséquences d’une décision rendue début juillet par la Cour suprême espagnole, estimant qu’elle limitait les mécanismes de coopération bilatérale en matière de gestion migratoire.
Le ministère a réaffirmé que le Maroc continue d’assumer ses responsabilités dans la gestion des migrations dans un esprit de coopération, rejetant toute logique de pression ou de marchandage.
Sur le plan judiciaire, le tribunal de première instance de Tétouan examine actuellement les dossiers de 25 personnes soupçonnées d’être impliquées dans les événements liés aux tentatives de migration irrégulière vers Ceuta.
Sept prévenus sont poursuivis notamment pour rébellion collective, outrage à des agents publics, violences contre les forces de l’ordre et dégradation de biens publics.
Deux autres suspects sont poursuivis pour organisation de sorties illégales du territoire, transport de personnes sans autorisation et participation à des réseaux de facilitation de la migration irrégulière, tandis que les enquêtes se poursuivent pour identifier d’autres personnes impliquées.
Ceuta Migration Crisis Continues: Spanish Court Investigates Mass Crossing as Morocco Prosecutes 25 SuspectsRabat – The repercussions of last week’s irregular migration crisis in Ceuta continue as judicial and administrative proceedings advance in both Spain and Morocco. Spanish authorities have opened investigations into the circumstances surrounding the mass crossings, while Moroccan judicial authorities have initiated legal proceedings against several individuals suspected of organizing or facilitating illegal migration attempts.
According to the latest developments, María Tardón, a judge at Spain’s National Court, has requested that the Civil Guard provide information on whether security services had received any warnings before the migration surge began. She also requested a detailed report on rescue operations, the identities and locations of those rescued, as well as information regarding the recorded fatalities.
Earlier, the same judge instructed the Spanish National Police to investigate the possibility that a criminal network was behind the mass crossings into Ceuta.
Spanish authorities estimate that approximately 72,000 people entered Ceuta during the crisis. Around 70,000 have since returned to Morocco, while nearly 2,500 migrants remain in the enclave awaiting the processing of their legal status.
Spain has also begun screening migrants currently in Ceuta by verifying their identities and reviewing asylum applications before making individual decisions on each case.
The Spanish government’s representative in Ceuta, Miguel Ángel Pérez Triano, stated that Moroccan nationals whose asylum requests are rejected will be returned to Morocco. He also announced plans to open a Temporary Foreign Reception Center (CATE) in the coming weeks to speed up registration, identification, and reception procedures for newly arrived migrants.
Meanwhile, Spanish authorities have started transferring some migrants from the Temporary Stay Center for Immigrants (CETI) to other regions of Spain in order to ease overcrowding. The facility currently hosts more than 1,000 people, despite having a capacity of only 512 beds.
On the Moroccan side, the Ministry of Foreign Affairs previously stated that Morocco had informed Spain, several days before the crisis, about the potential consequences of a Spanish Supreme Court ruling issued in early July, which Morocco said weakened an important mechanism of bilateral cooperation on migration management.
The ministry reaffirmed that Morocco continues to manage migration within a framework of shared responsibility and cooperation, rejecting any approach based on pressure or political bargaining.
Judicial proceedings are also underway in Morocco, where the Court of First Instance in Tetouan has begun examining the cases of 25 individuals suspected of involvement in the recent irregular migration attempts toward Ceuta.
Seven defendants face charges including collective disobedience, insulting public officials, assaulting law enforcement officers, and damaging public property.
Two additional suspects are being prosecuted on charges related to organizing illegal border crossings, transporting passengers without authorization, and facilitating irregular migration, while investigations continue to determine whether others were involved.
These developments reflect the continued security and judicial coordination between Morocco and Spain as both countries address the aftermath of the migration crisis and broader issues related to border management and irregular migration.
Source:Fès News Media
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